Sepik : Arts De Papouasie-Nouvelle-Guinée par Musée d’arts africains, océaniens, amérindiens de Marseille

Art papou
par Musée d’arts africains, océaniens, amérindiens de Marseille

Dans le contexte de la mondialisation de ce début de siècle, où les modèles proposés aux jeunes générations sont tous, sans exception notoire, issus de la mythologie contemporaine américaine et anglo-saxonne, quelques faibles voix s’élèvent encore pour rappeler que cette uniformisation générale programmée est une monstruosité. Les sociétés papoues et austronésiennes qui vivent encore aujourd’hui en Nouvelle-Guinée de manière traditionnelle sont évidemment menacées de disparition, on pourrait dire “d’alignement” très rapidement… C’est la première fois en France qu’autant d’objets d’art en provenance de la totalité du territoire de la grande île sont réunis : l’exposition “Art Papou : Austronésiens et Papous de Nouvelle-Guinée” est ainsi une occasion unique d’admirer ce qu’ont produit ces extraordinaires artistes du bout du monde qui fascinaient tant les Surréalistes. Cette manifestation est en même temps un hommage à la grande diversité humaine.

L’éclat des ombres
par Musée du quai Branly

Les oeuvres des îles Salomon, archipel de quelque neuf cents îles et îlots dans l’océan Pacifique Sud, frappent par leur sobriété. Leur beauté intrigue et exerce sur le regard une ascendance magnétique. Quels que soient les matériaux employés (fibres végétales, bois, coquillages, écaille de tortue, ivoire) ou la technique mobilisée [sculpture, dessin, peinture, tressage), l’effet recherché vise toujours la même intention : produire du contraste pour révéler un éclat. De quelles instances l’éclat et son corollaire, l’éblouissement, sont-ils les indices ? De quelles propriétés ces effets sont-ils investis ? Par quelles procédures techniques et rituelles les Salomonais parviennent-ils à façonner des dispositifs visuels aussi remarquables ? Anthropologues et historiens de l’art spécialistes de la région nous livrent ici leurs dernières recherches sur ces questions, que relaie l’exposition du musée du quai Branly “L’éclat des ombres. L’art en noir et blanc des îles Salomon”.

Sources du Pacifique insulaire
par TREFEU Thérèse et ILOUZ Charles

Pourquoi un guide des gisements d’information et des centres de recherche spécialisés sur l’Océanie ? On note tout d’abord le contraste saisissant caractéristique de la réalité océanienne : une grande homogénéité culturelle s’oppose à l’extrême dispersion des sociétés qui s’établirent en plusieurs milliers d’îles essaimées sur un continent aquatique (180 millions de km2) couvrant un demi-tour du monde. Et le constat de la difficulté d’accès, en France, aux documents concernant le Pacifique insulaire.

Sources du Pacifique insulaire
par Charles Illouz, Thérèse Tréfeu

Pourquoi un guide des gisements d’information et des centres de recherche spécialisés sur l’Océanie ? On note tout d’abord le contraste saisissant caractéristique de la réalité océanienne : une grande homogénéité culturelle s’oppose à l’extrême dispersion des sociétés qui s’établirent en plusieurs milliers d’îles essaimées sur un continent aquatique (180 millions de km ?) couvrant un demi-tour du monde. Et le constat de la difficulté d’accès, en France, aux documents concernant le Pacifique insulaire. Certes, au cours de l’histoire inclassable de ce continent dispersé, les lieux de dépôt du savoir océanien se sont multipliés, dans les métropoles qui exercent leur influence scientifique sur leurs territoires, dans les micro-Etats insulaires, et dans les Etats indépendants du Pacifique, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Des archives métropolitaines ou locales se sont constituées, des institutions de recherche anciennes ou récentes ont déposé des travaux marqués par des traditions culturelles diverses, des collections d’objets profanes ou sacrés ont été réunies ou éparpillées dans une constellation de sites patrimoniaux (archives, bibliothèques, musées…). Cet ouvrage, même non exhaustif, a donc l’ambition de permettre à toutes les personnes s’intéressant aux peuples du Pacifique insulaire de mieux comprendre cette aire culturelle tout en facilitant la mise en relation des différents acteurs.

L’art des Papous et des Austronésiens de Nouvelle-Guinée
par Alain Nicolas

S’il a fasciné intellectuels et artistes au début du siècle, l’art des Papous reste pourtant mal connu en France, où aucun ouvrage ne lui a encore été consacré, hormis pour un public de spécialistes. Une méconnaissance qui s’explique en partie par la complexité et la richesse de l’île de Nouvelle-Guinée, où sont parlées plus de neuf cents langues, issues d’autant d’ethnies différentes. Cette diversité humaine, elle-même reflet d’une nature exceptionnellement variée, a donné naissance à un art dont il serait vain de vouloir rendre compte sous tous ses aspects. La présentation qui en est faite dans cet ouvrage ne prétend donc pas à l’exhaustivité, mais tente d’en dessiner les lignes de force. A travers douze œuvres remarquables sont abordés ici les thèmes fondateurs de l’expression artistique des Papous : les ancêtres, la femme, la guerre. Ainsi apparaissent sous nos yeux près de cent objets dont la signification profonde nous échappe souvent, mais dont la beauté formelle s’impose, et qui témoignent d’une inventivité exceptionnelle dans le choix et l’association des matériaux les plus divers. Boucliers, statuettes, masques, motifs corporels ou éléments de pirogues, tous sont porteurs de signes. Pour le lecteur occidental, c’est une passionnante invitation à découvrir un nouvel univers qui de jour en jour attire davantage de voyageurs et de collectionneurs.

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