Lettres Portugaises / Guilleragues Par Lui-Même par Gabriel Joseph de Lavergne Guilleragues (vicomte de), Frédéric Deloffre

Lettres portugaises
par Gabriel Joseph de Lavergne Guilleragues (vicomte de), Frédéric Deloffre

Considère, mon amour, jusqu’à quel excès tu as manqué de prévoyance. Ah ! malheureux ! tu as été trahi, et tu m’as trahie par des espérances trompeuses. Une passion sur laquelle tu avais fait tant de projets de plaisirs, ne te cause présentement qu’un mortel désespoir, qui ne peut être comparé qu’à la cruauté de l’absence qui le cause. Quoi ? cette absence, à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu’elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tant d’amour, et qui me faisaient connaître des mouvements qui me comblaient de joie, qui me tenaient lieu de toutes choses, et qui enfin me suffisaient ?

Lettres portugaises
par Gabriel Joseph de Lavergne Guilleragues (vicomte de), Frédéric Deloffre

Considère, mon amour, jusqu’à quel excès tu as manqué de prévoyance. Ah ! malheureux ! tu as été trahi, et tu m’as trahie par des espérances trompeuses. Une passion sur laquelle tu avais fait tant de projets de plaisirs, ne te cause présentement qu’un mortel désespoir, qui ne peut être comparé qu’à la cruauté de l’absence qui le cause. Quoi ? cette absence, à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu’elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tant d’amour, et qui me faisaient connaître des mouvements qui me comblaient de joie, qui me tenaient lieu de toutes choses, et qui enfin me suffisaient ?

Lettres portugaises de Gabriel de Guilleragues (Fiche de lecture)
par Nausicaa Dewez

Décryptez Lettres portugaises de Gabriel De Guilleragues avec l’analyse du PetitLitteraire.fr !

Que faut-il retenir des Lettres portugaises, le roman épistolaire phare de la littérature française classique ? Retrouvez tout ce que vous devez savoir sur cette œuvre dans une fiche de lecture complète et détaillée.

Vous trouverez notamment dans cette fiche :
• Un résumé complet
• Une présentation des personnages principaux tels que Mariana et son amant
• Une analyse des spécificités de l’œuvre : un roman épistolaire, un monologue et une oeuvre du “siècle classique”

Une analyse de référence pour comprendre rapidement le sens de l’œuvre.

LE MOT DE L’ÉDITEUR :
« Dans cette nouvelle édition de notre analyse des Lettres portugaises (2014), avec Nausicaa Dewez, nous fournissons des pistes pour décoder ces lettres passionnées entre une religieuse et son amant. Notre analyse permet de faire rapidement le tour de l’œuvre et d’aller au-delà des clichés. » Stéphanie FELTEN

À propos de la collection LePetitLitteraire.fr :
Plébiscité tant par les passionnés de littérature que par les lycéens, LePetitLittéraire.fr est considéré comme une référence en matière d’analyse d’œuvres classiques et contemporaines. Nos analyses, disponibles au format papier et numérique, ont été conçues pour guider les lecteurs à travers la littérature. Nos auteurs combinent théories, citations, anecdotes et commentaires pour vous faire découvrir et redécouvrir les plus grandes œuvres littéraires. 

LePetitLittéraire.fr est reconnu d’intérêt pédagogique par le ministère de l’Éducation. Plus d’informations sur http://www.lepetitlitteraire.fr


Lettres portugaises
par Anonymes

Édition enrichie (Préface, notes, chronologie et bibliographie)

Mariane, une religieuse portugaise, adresse à l’officier français qui l’a abandonnée cinq lettres passionnées et lyriques : « Quoi ? cette absence à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu’elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tant d’amour ? » Mais à sa souffrance et sa plainte, rien ne répond jamais que
l’obstiné silence de son amant.
Lorsqu’en 1669 le libraire Barbin publie ces Lettres portugaises traduites en français, il les donne pour authentiques, et le succès qu’elles rencontrent tient beaucoup à l’émouvante sincérité de cette voix dont Stendhal, par exemple, ne doutera pas non plus qu’elle fût celle d’une vraie religieuse. Il se peut que l’on s’accorde désormais à considérer le plus souvent qu’elles furent écrites par le vicomte de Guilleragues, ce sont toujours les mêmes ravages de la passion que nous découvrons encore par la voix de Mariane dans ces pages où s’inaugure un genre qui multipliera les chefs-d’œuvre : le roman par lettres. Edition d’Emmanuel Bury.


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