L’afrique Noire – Commandant O. Meynier par Jean-Claude Waquet, Odile Goerg, Rebecca Rogers, Université des science humaines de Strasbourg. Grope de recherche sur l’espace dans la pratique des historiens

Les éspaces de l’historien
par Jean-Claude Waquet, Odile Goerg, Rebecca Rogers, Université des science humaines de Strasbourg. Grope de recherche sur l’espace dans la pratique des historiens

Existe-t-il, au-delà des frontières entre nations et des partages entre écoles, une manière propre aux historiens de concevoir, de traiter et d’écrire l’espace ? A cette question, les auteurs des douze contributions rassemblées ici s’efforcent d’apporter une réponse en mettant l’accent sur trois thèmes : les termes dans lesquels les historiens décrivent, nomment et éventuellement pensent l’espace ; le statut que plus ou moins explicitement ils attribuent à celui-ci dans la position des problèmes comme dans le développement de l’argumentation ; et enfin le mode sur lequel ils l’articulent au temps. OEuvre collective, ce recueil est le fruit d’un groupe de recherche formé à Strasbourg en 1997 et animé par trois historiens de l’Université des Sciences Humaines, aujourd’hui Université Marc Bloch : Jean-Claude Waquet, Odile Goerg et Rebecca Rogers.

Le sorcier et le masque batéké
par Jean-Bernard Sazy

Si le premier opus de Jean-Bernard Sazy se déployait autour des Bersy, c’est à présent à partir de la figure du docteur Manin que se développe Le Sorcier et le Masque batéké… Se soustrayant aux codes biographiques convenus, pour construire, au fil d’un enchâssement de récits, un portrait d’un être tantôt humaniste, tantôt malin, entreprenant et généreux ; se déroulant tour à tour en Normandie et dans un Congo en proie à l’administration coloniale, cette œuvre méandreuse, qui semble échapper à tout tracé préétabli, rend compte avec une affection sensible du caractère et de la carrière d’un de ces hommes discrets et pourtant essentiels. Avec ce deuxième tome, le romancier donne à son écriture une autre direction et s’attache aux pas d’un médecin qui a exercé son métier loin de l’Hexagone, au plus près d’une réalité africaine qu’il fallait décrypter et dont il s’agissait de se faire accepter. Une Afrique parfois révoltée, souvent marquée par la tradition, à laquelle cet homme de progrès tendra sa raison, sa diplomatie, sa bonté… Un être qui, toutefois, loin de rester insensible à ce contexte, y succombera peut-être patiemment.

L’Afrique noire et la France au XIXe siècle.
par Roche Christian

Au cours des siècles passés, les relations de l’Afrique subsaharienne avec la France ont été plutôt difficiles. Elles ont atteint leur paroxysme dans la seconde moitié du XIXe siècle quand les puissances européennes se sont partagé le continent africain en 1885 lors du Congrès de Berlin et que la France elle-même a multiplié les conquêtes, du Sénégal au Congo, en passant par Madagascar et les Comores, et ce malgré de nombreuses résistances. L’histoire de la conquête française a donné lieu à beaucoup d’ouvrages, notamment pendant la période de l’Empire français. Des explorateurs, des administrateurs et des militaires ont narré leurs missions prescrites par les différents gouvernements. Les résistances des Africains y sont souvent présentées comme des obstacles à la diffusion des bienfaits de la civilisation européenne. La notion de résistance est devenue sensible en France depuis les événements de la seconde guerre mondiale et l’occupation du pays par les armées allemandes. Mais, paradoxalement, quand on évoque le même concept pour les populations africaines, l’écho n’est pas le même. Les enseignants lui consacrent peu de temps et les manuels scolaires ne lui réservent que quelques pages. L’objectif de cet ouvrage est de recenser l’histoire de ces résistances qui compte de grandes figures comme, Béhanzin, Lat Dior, Mogho Naaba Wogbo, Rudolf Douala Bell, les reines de Madagascar, Samori et beaucoup d’hommes et de femmes moins célèbres ou sans nom. Une histoire peu connue ou oubliée, pourtant indispensable à notre mémoire.

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