La Justice, Premières Leçons par Richard Robert

Premières leçons sur les rapports entre maîtres et valets dans la comédie du XVIIIe
par Richard Robert

Le couple maître-valet structure la comédie depuis Plaute jusqu’à Brecht, inscrivant le genre dans une réalité sociale dénoncée en même temps qu’elle est représentée. Le XVIIIe siècle, lourd de bouleversements politiques majeurs, offre une saisie originale d’une relation au devenir conflictuel : les complices de naguère ont-ils conservé des intérêts communs ? Un nouveau contrat de ” domesticité ” est-il en train d’être redéfini ? A ces questions répond l’étude synthétique des principales comédies de Lesage, Marivaux et Beaumarchais qui s’adresse tant aux lycéens qu’aux étudiants littéraires.

Premières leçons sur Le Discours de la méthode de Descartes
par Alain Poussard

Le Discours de la méthode est devenu un classique, trop familier pour être vraiment lu, dont on invoque quelques formules pour en saluer l’héroïsme ou en dénoncer l’étroitesse : ” Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ” ; ” je pense, donc je suis ” ; ” l’animal-machine ” ; ” comme maîtres et possesseurs de la nature “… De la raison démocratisée à la ” philosophie du sujet “, du manifeste de la science moderne aux forfaits perpétrés contre une nature réduite au silence, pour le meilleur et pour le pire : c’est la faut à Descartes. Des surprises attendent pourtant le lecteur de cette ” fable ” souvent plus baroque que classique, où la pensée ne s’expose qu’en projetant des ombres sur la voie qu’elle prétend tracer. Jusqu’à la fabuleuse méthode, tant annoncée et tant vantée, et dont on ne nous dira presque rien. Le but de ces leçons est d’aider le débutant à déceler et à clarifier les difficultés d’une œuvre dont les aspérités se laissent facilement oublier derrière le ton alerte et l’élégance du style. Cartésien : raisonneur froid, volontiers simplificateur, sec et sans nuances. Ainsi parlent les dictionnaires. Et si Descartes était le moins ” cartésien ” des philosophes ?

Premières leçons sur “La Chute” d’Albert Camus
par Anne Coudreuse

Conçue originellement comme une nouvelle, La Chute que Camus publie en 1956, est la dernière œuvre romanesque de l’écrivain, mort accidentellement le 4 janvier 1960, en laissant inachevé le manuscrit du roman auquel il travaillait pendant la dernière année de sa vie. Le Premier Homme devait constituer le deuxième volet du diptyque commencé avec le monologue de Clémence. ” Une seule vérité en tout cas, dans ce jeu de glaces étudié, la douleur, et ce qu’elle promet “, écrivait Camus dans le ” prière d’insérer ” de La Chute. Pour aider la lecture de ce texte difficile, nourri de références littéraires et religieuses, ces ” premières leçons ” guideront efficacement le lecteur dans les méandres du récit, et l’aideront à comprendre les enjeux de cette confession savamment calculée ainsi que les propos souvent énigmatiques du ” Juge-pénitent “. En analysant la genèse, la structure et les soubassements de ce récit profondément ironique, dans lequel Camus ne cesse de brouiller les pistes, cette étude facilite l’accès à une œuvre ambiguë et en propose une interprétation fondée, sans dogmatisme, sur le questionnement du texte et de ses procédés.

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