Aristophane, Les Guêpes : Politique, Société Et Comédie (Travaux Du Crata) par Centre d’étude et de la recherce sur les civilisations antiques de la Méditerranée. Colloquim, Béatrice Bakhouche

L’ancienneté chez les anciens
par Centre d’étude et de la recherce sur les civilisations antiques de la Méditerranée. Colloquim, Béatrice Bakhouche

L’ancienneté chez les Anciens, par delà l’apparente tautologie de l’expression, pose au chercheur de redoutables questions. L’ancien en effet – s’il est souvent identifié au vieillard – ne l’est que dans la mesure où ce dernier jouit d’une expérience et d’une autorité incontestées. S’il sert de référence, c’est pour les générations à venir, et c’est à cela de fait qu’on pense immédiatement. Mais son prestige peut également être reconnu par ses contemporains. On peut dès lors être ancien sans être un ancêtre ou un homme âgé. Le grand âge n’entre donc pas toujours en ligne de compte pour mesurer l’autorité de telle ou telle figure. A l’inverse, le vieil homme est souvent, dans la comédie surtout, un de dérision, particulièrement s’il se mêle d’être amoureux, c’est-à-dire s’il refuse sa condition de personne âgée. Du reste, les textes réalistes qui décrivent les ravages de l’âge ne sont pas rares, dans les littératures ancienne et médiévale. Entre ces deux extrêmes s’inscrit toute une série de nuances qui contribuent, au fil des communications, à dessiner ou préciser les contours anciens d’un type – l’ancien – qui se révèle protéiforme.

Traités sur l’histoire (1638-1677)
par François de La Mothe Le Vayer, Pierre Le Moyne, Saint-Réal (M. l’abbé de, César Vichard), Gérard Ferreyrolles, René Rapin

L’histoire comme discipline se situe au XVIIe siècle entre tradition et modernité : elle affiche simultanément son exigence de vérité et son statut de premier genre littéraire en prose. D’une vaste production théorique oubliée émergent cinq traités dont on donne ici pour la première fois une édition savante et critique : le Discours de l’Histoire (1635) et l’opuscule Du peu de certitude qu’il y a dans l’Histoire (1665) de La Mothe Le Vayer, les traités De l’Histoire (1670) du jésuite Le Moyne et De l’usage de l’Histoire (1671) par Saint-Réal, enfin les Instructions pour l’Histoire (1677) du jésuite Rapin. Avec ces textes, que leur qualité littéraire seule suffirait à rendre remarquables, sont couverts les enjeux essentiels de l’écriture de l’histoire à l’âge classique : enjeu épistémologique – un savoir du passé est-il possible ? -, enjeu littéraire – quelles sont les règles de la poétique de l’histoire ? – et enjeu anthropologique – l’histoire dans ses incessantes révolutions donne-t-elle accès à la connaissance d’une immuable nature humaine ?

Poétique d’Aristophane et langue d’Euripide en dialogue
par Claude Calame

L’image critique et parodique qu’Aristophane nous donne de la tragédie attique est bien connue, en particulier à travers le conflit supposé entre Eschyle et Euripide. Mais, en retour, on a été jusqu’ici peu sensible aux aspects finalement euripidéens du langage et de la rhétorique de ses comédies elles-mêmes, dans un contexte politique et intellectuel identique. En fait, tout en critiquant les procédures poétiques de sa cible tragique préférée, Aristophane le comique reprend souvent dans ses propres drames des pratiques analogues, dans la transgression des règles de genre. La parodie d’Euripide ne fait qu’enrichir une poétique, une esthétique qui sont loin d’être aussi conservatrices qu’on a voulu l’affirmer ; ceci autant du point de vue du rythme métrique adopté dans les dialogues (M. Steinrück), de l’usage métaphorique et scénique des objets (F. Müller) ou des procédures de l’objectivation verbale (M. Vamvouri), des stratégies rhétoriques évoquant l’art des sophistes (P Voelke), des ressorts du tragi-comique par les jeux du masque (O. Thévenaz) ou encore de la dérision du pouvoir créateur de l’auteur comique lui-même (D. Bouvier). ” La tragédie d’Aristophane “, c’était l’intitulé de la quatorzième rencontre à Lille des enseignants et doctorants en poétique grecque des Universités de Cornell, Harvard, Lausanne, Lille 3 et Princeton ; les contributions lausannoises à ce colloque de recherche composent le présent volume.

Les régulations sociales dans l’Antiquité
par Michel Molin (Dir.), Christophe Badel

Dans le cadre d’un colloque organisé à Angers par le Centre d’histoire des régulations sociales de l’Université d’Angers (HIRES), au titre volontairement impertinent « Y avait-il des régulations sociales dans l’Antiquité ? », une trentaine de chercheurs français et étrangers, spécialistes de différentes civilisations anciennes : Mésopotamie, Égypte, Grèce, Rome, Antiquité tardive, se sont efforcés d’appréhender les structures et le fonctionnement des sociétés antiques par le biais des régulations sociales. Emprunté aux sciences physiques par les sociologues puis par les historiens des périodes moderne et contemporaine, le concept de régulation appliqué à la société a longtemps déconcerté les antiquisants. Sept angles d’approche ont été choisis de manière à mettre en relief la complexité mais aussi la similitude des rapports de force sociaux et des modes de régulation à partir d’exemples parfois éloignés dans le temps et l’espace, mais tous caractéristiques des mondes anciens. Bien que cette recherche exploratoire des forces désordonnées à l’intérieur du corps social ne soit pas sans difficultés, en raison notamment de la nature du dossier documentaire et des décalages de rythmes, il en résulte des enquêtes originales à partir de sources très diverses et une réflexion enrichissante et prometteuse sur les sociétés antiques. Un index permet au lecteur de retrouver rapidement les principaux thèmes abordés.

Mémo-fiches AP – Modules 1 à 8
par Jacqueline Gassier, Annie Peidro

Ce Mémo-Fiches AP offre aux élèves auxiliaires de puériculture un outil de révision utile et efficace pour préparer leur formation de façon optimale. Conforme au référentiel de formation l’ouvrage suit la structure des 8 modules d’enseignement du programme officiel :

Module 1 : Accompagnement de l’enfant dans les activités d’éveil et de la vie quotidienne.

Module 2 : État clinique d’une personne.

Module 3 : Soins à l’enfant.

Module 4 : Ergonomie.

Module 5 : Relation-communication.

Module 6 : Hygiène hospitalière.

Module 7 : Transmission des informations.

Module 8 : Organisation du travail.

Construit sous forme de fiches faciles à consulter, l’ouvrage présente les connaissances fondamentales de manière très pédagogique. Chaque fiche est construite de la même façon :

– lesdéfinitions se rapportant au thème traité ;

– les notions à connaître sur le sujet ;

le rôle de l’AP, à travers une observation-réflexion sur les compétences requises, qui permet de bien comprendre les actions à mener par l’AP dans chaque domaine ;

– un exemple de situation analysée, qui met en contexte les compétences de l’auxiliaire de puériculture et ses connaissances théoriques dans un cas concret.

Enfin, pour les modules 1,2 et 6, un contrôle des connaissances est proposé sous forme de QCM, permettant à l’étudiant de s’entraîner et s’autoévaluer.L’ouvrage de révision indispensable pour préparer le DEAP
– Les 8 modules de la formation.
– Les connaissances fondamentales sous forme de fiches pratiques avec pour chacune :
. une liste de mots-clés rappelant les principales notions du thème traité ;
. des encadrés précisant le « rôle de l’AP » ;
. une fiche d’évaluation pour chaque module.


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